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Examen RBQ GSC : 10 questions d’entraînement gratuites avec réponses

Dix questions d’entraînement sur la sécurité des chantiers, avec la réponse et l’explication sous chaque question.

À savoir : ces questions sont originales et ne viennent pas de l’examen de la RBQ. Elles portent sur les textes fournis à l’examen (LSST, CSTC, LATMP). Format de l’examen : examen GSC, à quoi s’attendre ; qui doit le passer : exemptions.

Question 1

Sur un chantier, laquelle de ces personnes est un « travailleur » au sens de la LSST ?

  1. A Un contremaître employé par l’entrepreneur pour le représenter auprès des travailleurs
  2. B Un gérant engagé par l’entreprise pour diriger l’ensemble de ses opérations
  3. C Un apprenti qui travaille sans rémunération en vertu d’un contrat d’apprentissage
  4. D Un surintendant de chantier employé par l’entrepreneur pour superviser les équipes
Réponse

Réponse : C — Un apprenti qui travaille sans rémunération en vertu d’un contrat d’apprentissage

La définition inclut la personne qui travaille en vertu d’un contrat d’apprentissage, même sans rémunération. Le gérant, le surintendant et le contremaître, qui représentent l’employeur, en sont exclus.

Source : LSST (S-2.1), art. 1

Question 2

Un entrepreneur installe près d’un chantier une roulotte où ses travailleurs prennent leurs repas. Selon la définition de « chantier de construction », cette roulotte est-elle visée ?

  1. A Oui, les locaux fournis aux travailleurs pour l’alimentation font partie du chantier
  2. B Non, la définition ne vise que les lieux où l’on exécute réellement des travaux de construction
  3. C Non, sauf si la roulotte sert aussi à héberger des travailleurs pendant la nuit
  4. D Oui, mais seulement si le maître d’œuvre en est lui-même le propriétaire
Réponse

Réponse : A — Oui, les locaux fournis aux travailleurs pour l’alimentation font partie du chantier

Sont visés les locaux que l’employeur met à la disposition des travailleurs de la construction, que ce soit pour les loger, leur permettre de manger ou se détendre. L’un seul de ces usages suffit.

Source : LSST (S-2.1), art. 1

Question 3

Selon la définition de la LSST, qui est le « maître d’œuvre » d’un chantier de construction ?

  1. A L’inspecteur de la CNESST nommé pour surveiller l’avancement des travaux du chantier
  2. B Le représentant en santé et en sécurité désigné par les travailleurs présents sur le chantier
  3. C Le sous-traitant dont les travaux représentent la plus grande part du contrat
  4. D Le propriétaire, ou celui qui répond de l’exécution de tous les travaux du chantier
Réponse

Réponse : D — Le propriétaire, ou celui qui répond de l’exécution de tous les travaux du chantier

Le maître d’œuvre est le propriétaire ou la personne qui a la responsabilité de l’exécution de l’ensemble des travaux. Un sous-traitant qui n’exécute qu’une partie des travaux ne répond pas à cette définition.

Source : LSST (S-2.1), art. 1

Question 4

Un entrepreneur fournit des harnais à ses travailleurs et conclut qu’il n’a plus à chercher à supprimer le danger de chute. Que dit la LSST à ce sujet ?

  1. A Les équipements de protection ne diminuent pas l’effort d’éliminer le danger à la source
  2. B Les équipements de protection fournis dispensent l’employeur d’éliminer le danger dès que les travailleurs les portent
  3. C L’élimination à la source n’est exigée que si un inspecteur de la CNESST l’ordonne par écrit
  4. D L’élimination à la source ne vise que les risques chimiques, pas les risques de chute
Réponse

Réponse : A — Les équipements de protection ne diminuent pas l’effort d’éliminer le danger à la source

Les équipements de protection individuels ou collectifs ne doivent diminuer en rien les efforts pour éliminer les dangers à la source. L’objet de la loi est justement cette élimination à la source.

Source : LSST (S-2.1), art. 2 et 3

Question 5

Un entrepreneur installe sur le chantier une roulotte que l'employeur met à la disposition des travailleurs uniquement pour les repas et le travail administratif. Que dit le Code au sujet de cette roulotte ?

  1. A Il s'y applique entièrement, comme sur le reste du chantier.
  2. B Il ne s'y applique que si une de ses dispositions le prescrit formellement.
  3. C Il ne s'y applique jamais, quelle que soit la disposition en cause.
  4. D Il s'y applique seulement lorsque plus de 10 travailleurs s'y trouvent en même temps.
Réponse

Réponse : B — Il ne s'y applique que si une de ses dispositions le prescrit formellement.

Le Code s'applique à tout travail sur un chantier, sauf aux locaux administratifs, d'hébergement, d'alimentation ou de loisirs, où il ne s'applique qu'en cas de prescription formelle. Ce n'est donc ni « toujours » ni « jamais ».

Source : CSTC (S-2.1, r. 4), art. 2.1.1

Question 6

Un maître d'œuvre prévoit un chantier (qui n'est pas de grande importance) d'une durée de trois semaines. Quand doit-il transmettre à la CNESST l'avis écrit de fermeture ?

  1. A Dans les 10 jours qui suivent la fin des travaux.
  2. B Au moins 10 jours avant la fin prévue des travaux, comme pour un chantier de longue durée.
  3. C Au moins 6 heures avant le début des travaux.
  4. D Au moins 10 jours avant le début des activités.
Réponse

Réponse : D — Au moins 10 jours avant le début des activités.

Pour un chantier d'un mois ou moins, l'avis de fermeture suit la même échéance que l'avis d'ouverture : au moins 10 jours avant le début des activités. La règle « 10 jours avant la fin prévue » vise les chantiers plus longs.

Source : CSTC (S-2.1, r. 4), art. 2.4.1

Question 7

Un entrepreneur veut comprendre ce que la LATMP prévoit pour un travailleur blessé sur son chantier. Lequel de ces éléments fait partie du processus de réparation d'une lésion professionnelle ?

  1. A L'imposition d'une amende à l'employeur lorsqu'une faute de sécurité est constatée
  2. B La suspension des travaux du chantier par un inspecteur de la CNESST
  3. C La réadaptation physique, sociale et professionnelle du travailleur
  4. D La nomination d'un coordonnateur en santé et en sécurité sur le chantier
Réponse

Réponse : C — La réadaptation physique, sociale et professionnelle du travailleur

L'article 1 décrit le processus de réparation : soins, réadaptation physique, sociale et professionnelle, et indemnités. Amendes, suspension des travaux et coordonnateur relèvent de la prévention (LSST), pas de la réparation.

Source : LATMP (A-3.001), art. 1

Question 8

Un manoeuvre se blesse en tombant dans une ouverture laissée non protégée par l'employé d'un sous-traitant. Le maître d'oeuvre soutient que la réclamation du manoeuvre devrait être refusée tant que le responsable n'est pas établi. Qu'en est-il selon la LATMP ?

  1. A Les droits du travailleur existent sans égard à la responsabilité de quiconque
  2. B La CNESST doit d'abord déterminer quel employeur est fautif avant d'indemniser
  3. C Le droit à l'indemnité est reconnu seulement si le sous-traitant a commis une faute grave
  4. D La réclamation est suspendue jusqu'à ce qu'un tribunal ait désigné le responsable de l'accident
Réponse

Réponse : A — Les droits du travailleur existent sans égard à la responsabilité de quiconque

L'article 25 pose le principe du régime sans égard à la responsabilité (no fault) : les droits conférés par la loi ne dépendent pas de la faute de qui que ce soit.

Source : LATMP (A-3.001), art. 25

Question 9

Un entrepreneur se demande comment la CNESST organise les unités de classification utilisées pour la cotisation. Laquelle de ces affirmations est exacte ?

  1. A Chaque employeur crée lui-même son unité lors de son inscription auprès de la CNESST, sans autre approbation
  2. B La CNESST détermine chaque année les unités par règlement et les regroupe en secteurs
  3. C Les unités sont fixées une fois pour toutes et ne changent jamais, même si les activités économiques évoluent
  4. D La CNESST forme les unités au cas par cas, à chaque réclamation d’un travailleur de lésion professionnelle
Réponse

Réponse : B — La CNESST détermine chaque année les unités par règlement et les regroupe en secteurs

La CNESST détermine annuellement les unités de classification par règlement et les regroupe en secteurs. Ce n'est ni un choix de l'employeur ni une décision prise réclamation par réclamation.

Source : LATMP (A-3.001), art. 297

Question 10

Un travailleur remet à son employeur le certificat prescrit par la CNESST attestant que son exposition à un contaminant est dangereuse pour lui, sa santé présentant des signes d'altération. Que peut-il demander ?

  1. A Exiger que l'employeur ferme le chantier au complet jusqu'à nouvel ordre de la CNESST
  2. B Prendre sa retraite immédiatement avec une rente de remplacement versée par la CNESST
  3. C Refuser de se présenter au travail, sans salaire, pour la durée qu'il juge lui-même nécessaire
  4. D Être affecté à des tâches sans cette exposition qu'il est raisonnablement en mesure d'accomplir
Réponse

Réponse : D — Être affecté à des tâches sans cette exposition qu'il est raisonnablement en mesure d'accomplir

Le travailleur muni du certificat peut demander d'être affecté à des tâches sans exposition au contaminant, qu'il est raisonnablement en mesure d'accomplir, jusqu'à ce que son état et les conditions de travail le permettent.

Source : LSST (S-2.1), art. 32

La suite : 145 questions d’entraînement GSC
Pratique par module et examen simulé. 10 questions sont gratuites ; le déverrouillage complet coûte 12,99 $ une fois.
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Sources officielles

Voir aussi

Questions de pratique d’un produit indépendant, à jour au 2026-11-01. En cas de doute, le texte officiel prévaut : vérifiez sur saaq.gouv.qc.ca.